Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 18:47

M : même cette tentative de revenir à qui est là et une tentative faite par le mental.

Tu es ici! Tu es celui qui est ici, en la présence de qui, tout ce dont nous avons parlé, est survenu à travers la mémoire, à travers le conditionnement, l'identité et tout ça... Tu es entrain de raconter tout ce qui t'arrive quand tu es identifié en tant qu'une personne.

 

L: ce qui se passe pour moi quand je m'identifie en tant qu'une personne... tout ça se passe?

 

M : oui! Et quand tu n'es pas identifié, comme en ce moment... Qu'est-ce que tu dis maintenant? Es-tu inévitablement identifié ou est-ce que même s'il y a un jeu ou la sensation d'identité, il peut être vu clairement que c'est un phénomène? Que c'est simplement une chose qui est regardée? Qui est sujette, immanquablement à changer. Donc ça ne peut pas être la permanence. C'est regardé d'une forme de vision plus profonde.

 

L : quand tu as d'abord mentionné cela, et c'est toujours d'abord, parce que après le mental prend le dessus, mais avant ça, oui! Quand tu m'as demandé, ce que j'ai compris, quand je m'identifie en tant qu'une personne, alors tout cela se produit. Mais ensuite, tu as dit « mais maintenant... », et j'ai vérifié et maintenant, peut-être que je ne suis pas identifié avec la personne, maintenant. C'est quelque chose qui semble possible. Mais après, le mental arrive « alors regardons.. »

 

M : oui, parce que il y a encore une sorte de mental, une espèce de jeu qui continue, de m'évaluer, d'une certaine façon, une espèce de chemin. Et ce vers quoi je pointe c'est quelque chose qui est même avant le fait de m'évaluer, car même la tentative d'évaluer est encore un autre jeu du mental. Il y a quelque chose qui simplement, Est. Le mental ne peut pas l'évaluer, parce que c'est ce que tu es. Tout, alors que tu regardes, est un rapport de quelques mouvements sur l'écran de la Conscience.

 

L : même la tentative d'évaluer?

 

M : même la tentative d'évaluer. Quelque chose est plus tôt que cela, qui est, tout simplement. C'est en dehors du rang de l'évaluation. C'est, tout simplement.

 

L : et c'est maintenant? C'est ce que je suis maintenant?

 

M : c'est maintenant. Ce n'est jamais pas maintenant. Mais ce n'est même pas conscient du concept de maintenant. C'est tout simplement. Ce n'est pas quelque chose à atteindre.

 

L : non, c'est avant cela.

 

M : oui

 

L : quand je me repose dedans... les résistances se jouent différemment, et ça me rend fatigué. C'est ok. Je regarde simplement cela. Parce qu'il y a cette acceptation, accepter que... même évaluer tous ça vient après. C'est comme si je l'ai et ensuite, en tant que mental, le mental singe, prend le dessus comme si c'était sa propre chose.

 

M : parce qu'il y a encore un « je » qui dit qu'il l'a! Donc s'il y a un « je » qui peut l'avoir. Il y a aussi un « je » qui peut le perdre. Et ce « je », n'est pas vraiment toi.

 

L ok. Et ça se passe après que je dis que je l'ai!

 

M : ça remonte seulement une fois qu'il y a une croyance, une identification avec ce je. Ensuite il y a une sensation que oui, j'aimerais juste garder cela, et le garder sécure. Donc ce « je » et son intention remontent tous les deux.

 

L : ok. Il y a une compréhension et je ne veux pas en faire un jeu de mots, je ne suis pas ici pour ça. Disons, pouvons nous dire que la compréhension et de l'espace se produisent. Mais ensuite, il y a une croyance qui vient après cela qui dit « je comprends » ou la compréhension doit passer à travers la pensée...

 

M : c'est bien naturel de dire « je comprends », c'est une chose bien naturelle. Nous ne devons pas rendre cela démoniaque. C'est juste « je comprends » ou la compréhension se produit. Je comprends ça. Et il n'y a pas plus que cela. Pas qu'il y ait un je qui est séparé de ce que je suis, non, non, c'est juste la compréhension qui s'est produite, les mots ont atteint la cible. Et l'impact de cette compréhension crée un sens de relâchement ou quelque chose comme ça. Et c'est parfait.

 

L : maintenant, cette sorte de compréhension qui crée un lâcher-prise, n'est pas intellectuelle, n'est-ce pas?

 

M : non, non, c'est senti, c'est senti. Oublie ce concept d'intellectuel pour le moment.

 

L : qu'est-ce qui est senti? Qui sent?

 

M : la sensation se passe dans la Conscience à cause du corps. Le corps est comme le tableau de bord de la Conscience. Ce qui te permet de sentir, de goûter, de toucher. Toutes ces fonctions de la Conscience dans ce corps. Et c'est une part de l'expérience totale de la Conscience. On ne devrait pas nier cela. Juste comme la joie est sentie dans le corps, la faim est sentie, la satisfaction est sentie dans le corps, mais toutes ces choses sont aussi le goût de la Conscience. Et en fait, le corps et la Conscience ne sont pas réellement différent. Le corps est juste une sorte d'expression concrète de la conscience, en fait.

 

L : oui, j'avais cette clarté. Et juste pour être certain... quand il y a compréhension, comme il y en a eu plusieurs, et de très chouettes ici, ça permet au corps de se détendre, parce qu'elles sont comme une ensemble. Car il n'y a même pas de temps, c'est simultané. Est-ce cette compréhension à part du je qui fout tout en l'air?

 

M : oui, c'est. Le je qui fout tout en l'air, c'est juste une croyance. Et cette croyance donne le goût que les choses sont foutues.

 

L : mais ça vient après, juste? D'abord, il y a la compréhension et ensuite la rapide accroche.

 

M : peut-être qu'il y a un réflexe du vieux mental, qui veut se battre contre la réponse authentique. Et ça remonte comme... tu sais, je comprends...

 

L : c'est moi, c'est moi, je comprends...

 

M : oui, mais il y a suffisamment de maturité à l'intérieur pur sentir. C'est comme si tu fais une bonne action par exemple. Quelqu'un demande de l'aide et tu réponds, naturellement. Et le mental vient « ah ah , tu penses que tu es si bon, n'est-ce pas? » et ensuite les gens disent « oh mon dieu, mon dieu, je déteste ce mental. Je ne veux plus rien faire de bon parce que le mental va le ruiner ». Mais comme ça, d'une certaine façon, tu rends le mental plus fort. C'est ok que tu fasses une bonne action et qu'ensuite le mental s'en va « ah aha j'ai fait quelque chose de vraiment bon ou autres », détends-toi à ce propos. Et dans un sens, graduellement, tu en viendras même à rire de toutes ces choses avant qu'elles ne disparaissent.

 

L : même si tu ne le vois pas? Parce que j'ai l'idée que je dois le voir. Car si je ne vois pas le mental dire cela, alors il y a la croyance que si je ne le vois pas, je suis foutu.

 

M : non, ça, c'est le mental lui-même, son comportement. Dans ton Soi en tant que Conscience, tu as développé un incroyable taux de tolérance pour le mental malicieux. Pour lequel, ici, il n'y a pas une telle tolérance pour tout ça. C'est jeté à la porte, rejeté, c'est un non sens. Et c'est rejeté si vite, que vraiment sa voix est devenue si faible. Il n'y a pas de tolérance pour ça. Je ne vais pas endurer cela car ça ne signifie rien, et à la fin c'est même comme si ça n'existe pas. Ça n'apparaît plus. Car ça n'a plus d'endroit où atterrir, tu sais de façon si astucieuse. Le mental ne plus plus être astucieux, s'il n'y a plus d'intérêt pour lui. Tu vois le chemin? Mais tant que tu as une identité qui semble être comme une cible pour le mental, alors d'une certaine façon, ça va continue à accrocher ce genre de pensées. Et alors tu sens que tu dois te défendre ou te protéger. Mais tout ça, c'est le mental, entièrement.

Donc je veux te ramener à cet endroit, là où tu es, tout simplement. Et naturellement, dans ta capacité, ton intelligence, tu es capable de percevoir non seulement les aspects négatifs, mais aussi les beaux aspects du mental. Et tout ça se passe de façon à comprendre le mental. Le mental n'est pas diabolique de nature. Le mental, de nature, est aussi le Soi. C'est un aspect du Soi, à travers lequel le jeu des noms et des formes, du temps et des relations et tout ça, peut se passer. Mais quand il y a une identification de la Conscience avec le corps, que je suis ce corps, alors la peur arrive. Car si je suis ce corps, alors il y a tous ces autres corps et il peuvent essayer de faire quelque chose de mal à mon corps ou quelque chose comme ça, et tout ça se passe dans une espèce de jeu, de pièce de théâtre.

 

L : oui, rester sur la défensive.

 

M : ça peut se passer comme ça, et bien souvent, la preuves de tout cela, c'est qu'on vit très souvent dans la peur et qu'on anticipe que des choses négatives vont se passer, etc.. Et tout cela vient de l'identification, qui se renforce elle-même, avec de plus en plus de pensées de peur et tout ça...

 

L : je suis très conscient, j'ai appris à être très conscient du plus fin mouvement de la peur, comme quand tu parlais juste maintenant et qu'il y avait un mouvement de « j'espère que tu ne vas pas me juger ou me critiquer car je me sentirais très mal »...

 

M: identifie-toi en tant que Conscience, pas en tant que Laurent, la personne. Parce que quand tu dis « je », en fait, la plus pure expression c'est la Conscience. « je » est la conscience, ce n'est pas une personne.

Ça fonctionne souvent et apparaît, dans ce monde, être une personne parce qu'il y a une forte identification avec le corps. Et le corps est là, est innocent. Le corps a juste à faire ce qu'il est sensé faire, comme il est dirigé par la projection mentale ou par le mental cosmique, son fonctionnement.

 

Et la sensation « je » dans le corps, c'est la conscience, pas une personne. La personne est après la pensée, c'est un développement. C'est une sorte de construction; mais ce n'est pas un fait. C'est une croyance, un système de croyance. Presque tous les êtres sont devenus un système de croyance. Et, dépendant du nombre de croyances et de l'identité qu'ils ont avec le corps, cela déterminera leur fonctionnement dans ce corps, en tant que conscience ou en tant que personne.

 

L : Et tu me dis ça parce que je te dis que j'étais conscient de ces tout petits montant de peur,

 

M : non. La peur peut venir. Tout peut venir et tout peut remonter. Même dans l'esprit d'un sage, la peur peut venir, vient de façon momentanée. Mais il n'y a pas assez de désir de l'attraper pour l'attirer, car il n'y a pas de coopération pour cela, il n'y a pas de croyance dans une identité pour laquelle la peur fonctionne. Donc c'est juste comme un flash sur quelque chose.

 

L : mais il y a une non-implication avec ce flash?

 

M: oui. C'est vu, comme tu regardes de ton vide. Parce que bien souvent nous sommes dans un état d'identité, le mental est rarement dans le présent. Il oscille entre le futur et le passé. Et il crée ce type d'environnement intérieur « tu sais, cette chose m'est arrivée.. » et dans le futur « je veux que cette chose se passe... », donc c'est rarement dans le présent.

Car quand l'attention est sur le présent, ce qui est naturel quand tu es dans le coeur, quand tu es Un avec le Soi, alors tu ne seras pas si facilement choqué ou effrayé de ce qui se passe, parce que tu n'es pas si habitué aux projections et aux attentes. Tu te reposes simplement dans le Soi.

Donc si soudainement, un grand boum se passe, il n'y a pas vraiment ce genre de « ohohoh », comme un choc. Ça se passe tout simplement, comme quoi que ce soit d'autre. Et ça se passe, puis le moment suivant, c'est parti. Et le corps peut bouger vers une réponse appropriée, faire ce qui est nécessaire à ce moment. Ça peut se passer. Mais ce n'est pas dirigé, ni poussé, ni limité, contrôlé ou refoulé et toutes ces espèces de tendances psychologique. Elles ne seront pas si fortes.

 

L : penses-tu que c'est bienvenu de partager... parce que je ne sais pas si le mental veut continuer à analyser ce qui est mal. Ou peut-être que j'en viens à ce que je réalisais alors que tu parlais.

 

M : le mental n'est pas séparé de toi. Il n'y a pas de chose telle qu'un mental qui agit sur ton compte. Le mental n'a pas de pouvoir!

 

L : parce que je crois que je suis une victime du mental.

 

M : il n'a aucun pouvoir sauf celui que tu lui donnes. Le mental n'a pas de pouvoir. La pensée ne peut pas se penser elle-même. C'est juste une énergie qui arrive. Et d'une certaine façon, la conscience, à cause de l'identification avec le corps, devient susceptible de répondre à cette pensée énergie;

 

L : qu'est-ce qui devient susceptible?

 

M : l'idée de moi, l'identité que la conscience a formée avec le corps, la croyance que c'est moi, qui est une pensée qui réagit à d'autres pensées.

 

L mais comment une pensée peut-elle réagir? Une pensée réagit?

 

M : oui, enfin, la pensée d'elle-même ne réagit pas. Mais la pensée que ça c'est moi, qui vit sur le jus du Soi naturel, le vrai Soi. Car ça ne peut pas avoir de pouvoir sans la croyance qui vient de toi en tant que la conscience ou de la force vitale. Ça ne peut pas penser. Ce n'est pas réellement la pensée qui pense. C'est en réalité la conscience qui a une pensée à propos d'elle-même et qui pense. Mais je dis que c'est une pensée. Une pensée à propos de moi est une pensée. Et cette pensée a une relation avec les autres pensées, ou réagit aux autres pensées.

 

Mais cette pensée, qui est la pensée-Je, c'est la pensée la plus vitale parce qu'elle a l'énergie du Soi en elle. Les autres pensées viennent, elles n'ont pas l'énergie du Soi en elles jusqu'à ce qu'elles entrent en contact avec cette pensée-Je. Et donc elles fonctionne sur un pouvoir fantôme. Elles ramassent un pouvoir fantôme. Elle n'ont pas de pouvoir d'elles-mêmes. Elles sont juste des remontées énergétiques du Soi. Elles ne sont pas sensibles. Elles n'ont pas d'identité indépendante, donc elles ne peuvent pas agir.

 

L : c'est bon parce que parfois je crois que je suis une victime du mental. Le mental fait ci, fait ça, etc..

 

M : non, non, non.. ce qui se passe... une pensée vient et la conscience croit cette pensée, et ensuite là-dedans, souffre de sa projection.

 

L : une pensée arrive, le mental la croit et donc donne ce pouvoir d'identification

 

M : oui, comme j'ai dit plus tôt, la pensée elle-même est le mental, et la conscience elle-même, d'une certaine façon, s'identifie avec cette pensée. Alors la conscience se combien avec pensée et est l'aspect de la conscience qui est l'aspect pensée, qui tend à aller dans le tort ou les problèmes.

 

Et parce que la pure conscience veut que la conscience découvre ce qu'elle est réellement, elle fonctionne simplement comme une sorte de témoin pur. Elle n'est pas impliquée. Et peu après ne pas être impliqué avec ce dont elle est le témoin, les lumières sortent et elle arrête d'être juste un témoin, ce qui est encore une forme subtile de dualité. Et alors cette conscience va juste s'immerger dans l'Absolu.

 

L : ok, j'ai une quetion. Peut-on dire que c'est la pensée-Je qui a peur des autres pensées?

 

M : oui, oui qui les aime, qui a une relation avec elles.

Retournons en arrière et disons que c'est la première expression dynamique qui se produit dans l'Absolu, car l'Absolu ne souffre de rien, ni ne se réjouit de rien. C'est la Totalité.

Mais le premier échange dynamique de ce qui peut percevoir et réagir aux perceptions est le sens ou la présence intuitive, la sensation « je suis », « j'existe ». Maintenant, cette connaissance en elle-même est, je dirais, son pouvoir dans le sens que c'est un avec l'absolu. Mais maintenant, il y a une énergie dynamique là dedans. Cette sensation « je suis », ce sentiment d'existence est là. Tu peux l'appeler aussi la présence divine ou le principe à l'intérieur du corps vivant. Et c'est sensible, de la façon que c'est lié à la conscience pure, qui elle seule est la graine de la sensibilité. Cette pensée-je, ce je suis qui se produit, cette sensation « je suis », c'est juste ce que j'appelle pure présence ou présence divine.

 

L : il n'y a pas encore de pensée-je là?

 

M : quand le je suis..., d'une certaine façon et potentiellement, le je suis arrive pour s'identifier avec le corps. Quand il s'identifie avec le corps, il arrive comme un « moi ». Et cette sensation « moi », « je suis le corps », c'est ce qui est appelé la pensée-je. Et ça, devient personnel, c'est le personnel.

Le « je suis » est la Présence. Le « je-moi » est la personne. La personne est le moins, car le je-suis peut exister sans le je-moi. Mais le je-moi, ne peut pas exister sans le je-suis.

 

L : mais le je suis peut être avec le corps, sans le je-moi, juste?

 

M : oui, oui, certainement, oui. C'est là, c'est juste là. Ça n'a aucun conflit avec le corps. C'est Un. Ça ressent comme Un. Le corps peut être un aspect plus limité de lui-même. Ça a les qualités élémentaires pour donner à la conscience une sorte de racine, un véhicule pour voyager dans et vers l'expérience de la diversité. Oui, c'est nécessaire.

 

L : peut-on dire que.. que la Totalité devient le je suis d'une certaine façon, devient l'énergie dynamique, le pouvoir dynamique?

 

M : oui, ça devient ça sans perdre ou dissoudre quoique ce soi d'elle-même.

 

M ok, mais maintenant, ça peut diriger l'énergie, où que ce soit sur le corps, ou.. De sorte que cette même énergie qui est dirigée, c'est le jus qui fait la pensée-moi avoir peur, ou jouer, ou danser le tango avec les autres pensées? Avec les pensées de haine ou ...?

 

M : oui, comme j'ai dit plus tôt, le potentiel, la capacité dans la pure expression dynamique, la sensation de Je est poussée dans une possibilité, un potentiel à s'identifier à « je suis le corps », « je suis cette personne », et ensuite « je suis un homme, une femme », et alors la conscience, qui n'est pas le corps commence à se référer à elle-même à travers les qualités de ce corps particulier, comme « je suis une femme ou un homme, ou je suis français » ou quoi que ce soit. Elle commence à emprunter les qualités du corps pour se référer à elle-même, ce qui n'est pas à l'origine, ce n'est pas la vérité. C'est une distortion, basée sur la mauvaise identification elle-même à un corps limité. C'est ce qui à lieu.

 

Pour un temps, il va sembler que c'est contraint de s'identifier. Ça ne peut pas en sortir. Et graduellement, ça en sort. De la même façon que je dirige l'intention. Alors tu es conscient de tout cela. Tu n'est pas cela. Et la conscience a besoin de se rappeler, de se faire rappeler.

Mais ne touche pas cela, car si tu ne le touches, tu peux encore voir, et tu peux le voir plus clairement. Si tu le touches, tu y apportes une sorte de bruit, de confusion. Ce qui n'est pas nécessaire. Et nous faisons ça avec de nombreuses choses. On s'identifie avec beaucoup de fonctions, quand tu n'as pas besoin de t'identifier, tu peux percevoir sans t'identifier. Alors ça devient moins personnel.

 

L : j'ai une question. Maintenant, ici, à propos de la peur. Il semble que la peur est juste une merveilleux « glu », un merveilleux outil d'attachement. Si je n'ai pas peur de la réaction de mon mental, je n'y serai pas attaché, je crois... enfin je ne sais pas, peut-être que c'est un peu un côté négatif, mais je donne beaucoup d'attention, parce que je crois que... je suis effrayé qu'en-dessous il y aie quelque chose de mauvais, que je vais découvrir quelque chose de mauvais.

 

M : tu parles de cette façon, parce que tu parles encore en tant qu'identité.

 

L : maintenant?

 

M : oui. Et très facilement, la conscience glisse dans l'identité parce qu'elle est si habituée à l'identité. Mais tant qu'elle continue, à s'identifier à cela, son monde sera agité. C'est pourquoi je dis que cette persona, cette idée, cette identité, cette sorte d'histoire, tu dois continuer à regarder et voir que c'est juste une histoire. C'est juste une idée. L'identité n'est pas ce que je suis. Au début tu peux ne pas sentir beaucoup de jus venant de cette vision, mais reste avec cela. Et graduellement, l'espace vient...

 

L : oh, j'ai eu du merveilleux jus en questionnant la pensée-je, et des merveilleuses réalisations. Mais après, après ça, il y a la peur... et je m'identifie avec la peur.

 

M : oui, mais c'est encore observable et tu es encore... tu ne dois pas arrêter l'enquête prématurément. Tu es encore dans la phase de l'enquête. Même quand la peur revient, n'abandonne pas et te dire « ok maintenant le jeu est finit parce que le mental m'a à nouveau arrêté »

 

L : c'est pourtant ce que je fais, parce que je suis effrayé de la panique. Et c'est la panique. Et il y a beaucoup de cela, comme c'est un fameux piège, mais je pense que je me suis déjà levé de ma chaise d'une certaine façon, identifié avec le mental et ne suis pas capable de retourner. Et alors le piège arrive comme je suis nul, et ça et ça... mais j'ai l'impression que maintenant c'est fatigant de retourner dans la plainte, dans l'histoire.

 

M : non seulement c'est fatigant, mais ce n'est pas vrai!

 

L : ce n'est pas vrai;

 

M : ce n'est pas une vérité. C'est peut-être une sorte de, peut-être une espèce de relation que tu as eu jusqu'alors avec certaines tendances du mental. Mais ça peut changer. Et j'ai juste surligne et pointé vers ce qui n'est pas vrai, et pointé vers ce qui est réellement vrai. Et si tu continues à croire l'histoire que le mental crée, alors tu continueras la relation avec cela et alors tu sentiras comme si tu ne peux pas t'en séparer, parce que quelque chose de valeur sera perdu. Mais cette valeur avec laquelle on a embaumé le mental, cette valeur n'est pas réelle, c'est juste un rêve. Mais ce rêve a un certain... c'est une sorte de narcotique pour l'êtreté. Parce que c'est réellement attaché à ce genre d'identité rêvée, et ce n'est pas désireux de s'en départir complètement. Il est d'accord avec le fait de l'éloigner, d'une certaine façon, mais parfois, seulement suffisamment pour accentuer la romance de revenir ensemble. À un certain point ça sera juste jeté à la porte quand tu vois le coût de maintenir la relation avec ce qui est réellement pas vrai. Et aussi tu sortiras de ce besoin d'utiliser ton esprit autant. Parfois, trop utiliser le mental, pour essayer et fixer le mental, là où le coeur n'a pas cette relation, il jette simplement cette sorte d'implication avec le mental.

Et les deux, et le mental lui-même, bénéficient d'être jeté. C'est marrant, n'est ce pas? Ça se renouvelle, d'une belle façon. Satisfaire le mental par ses vieilles habitudes, n'aide pas le mental. Jeté le mental dehors aide le mental. D'une certaine façon, ça lui donne une nouvelle naissance, dans un sens pur.

 

L : donc ce n'est pas aidant de dire, par exemple maintenant, j'observe le mental qui revient avec.... nous ne sommes pas ces sensation.

 

M : parfois, non, ce n'est pas aidant. Parce que, en fait ce genre d'observation semble comme si tu fais quelque chose de bien, mais tout ce que ça fait, de façon subtile, c'est nourrir le mental d'une certaine façon. C'est nourrir et perpétuer un espèce de conditionnement que tu as un problème. Et en fait, il n'y a pas de problème.

 

L : c'est pour quoi tu m'a redirigé l'autre jour sur skype?

 

M : oui

 

L : vers celui qui regarde, ici

 

M : oui! Oui, le fait de regarder a lieu en toi. Pas plus que ça. Ne va pas dans des espèces de paragraphes et chapitres du mental. Tu ne vas nulle part, tu sais. Jette le livre!

 

L : même chose avec l'enquête? Parce que je crois que quand tu m'as dit... vois qui est entrain d'observer... Parfois, c'est très naturel. D'autres fois, j'entends le mental, qui essaie de revenir et c'est juste le chemin.

 

M : oui, tu peux jeter l'enquête, si c'est une mauvaise enquête. Les mauvaises enquêtes doivent être jetées dehors. Si ça devient juste mental, laisse-la;

 

L : ok, je peux sentir ça

 

M : parce que parfois, le mental lui-même se perpétue à travers une fausse enquête. Donc ce que je veux dire est que quand l'enquête est conduite correctement, et ce n'est pas compliqué – c'est juste les résistances qui la rendent compliquée – le simple fait de l'efficacité de l'enquête, le mental essaie de la rendre démoniaque et la rendre plus mental, de faire en sorte qu'il semble...

 

L : pourquoi il fait ça? Pourquoi est ce que le mental est si méchant ou comme ça? Ou résistant?

 

M : je ne sais pas. Peut-être que ça intensifie le jeu. Je ne sais pas... Je pense que la conscience elle-même utilise toutes ces expériences de vie pour s'affiner et devenir plus mature, d'une certaine façon.

 

L : tu ne parles pas de l'absolu, qui lui n'a pas besoin d'affiner quoi que ce soit?

 

M : non, mais l'absolu quand il se manifeste en tant que conscience, le fait pour une raison. Aussi il doit goûter tout de cette existence, qui est aussi sa projection. Et il doit transcender les effets de la perception de toutes ces saveurs. Parce que parfois, il tombe amoureux des saveurs et devient dépendant et oublie ce qu'il est. Et commence à être dépendant de ces saveurs au lieu de les goûter, sans rien perdre de..., sans tomber dans l'amnésie de penser que c'est juste un goût... et il veut quelque chose de plus, etc.. tu vois? Et il semble que ça fasse aussi partie de la pièce, du jeu, si je peux dire ça comme ça.

 

L : donc tu mentionnais l'enquête.. quand c'est fait par le mental, juste la jeter!

 

M : comment sais-tu quand c'est fait par le mental,

 

L : quand il y a effort... je pense que c'est le mental.

 

M : non, parfois l'effort est nécessaire pour concentrer l'attention, et même pour comprendre la question. Donc je ne veux pas que tu dises à cause de l'effort. Une chose qui a tendance à arriver c'est quand tu es coincé avec essayer de... si tu utilises le mental comme un anti-douleur, pour essayer de sortir d'une difficulté, comme « qui suis-je? Qui suis-je? » Essayer de sortir de la douleur. Ou si tu utilises l'enquête parce que tu penses que tu devrais.

 

Tout d'abord, j'aime avoir des gens, en satsang, qui sont juste présent au satsang. Je ne veux pas leur donner un job. Juste être présent et apprécier être ici. Et ensuite laisser l'écoute se faire en toi, et graduellement, la compréhension a lieu, d'une façon douce. Et alors doucement, on peut aller vers ce qu'est l'enquête. Je ne veux pas juste jeter un tâche sur toi. Donc pour moi, dans ce genre d'environnement, c'est bon de juste se détendre et de voir cette vie, vécue avec ouverture et compréhension. La conscience de Soi est en effet détendue et belle. Et ça peut prendre la forme d'une énorme activité qui peut être physique, mais intérieurement, il y a toujours cette tranquilité, ce calme et cette joie. À un certain point, rien du monde de la manifestation ou qu'importe les noms ou les formes, ne peut t'enlever de ta paix. C'est simplement là. C'est juste ce qui est là. Mais c'est presque comme si on doit se réhabituer à notre propre reconnaissance de ce qui est. Tant d'attention s'en est allée vers l'aspect volatil du mental...

 

L : l'autre jour, avant le satsang sur skype, j'ai regardé une vidéo de Papaji, celle où la femme s'assied tout près de lui et rit pendant un long moment, parce qu'il dit « tu n'as pas besoin de prendre le train, ou une voiture, ou un avion pour être le Soi. Non, c'est juste ici. » et ensuite il dit « ne bouge pas. Shut... shut. Ne bouge pas. » et je le fais en même temps et j'étais « waw! »

Et c'est resté un bon moment, puis je suis revenu à « il n'y a rien qui se passe ici », donc ça peut être ennuyant pour le mental, mais non, j'ai dit « non, non, c'est moi, c'est moi. Ne bouge pas, ne va nulle part. » et c'était vraiment fabuleux, très calme. Et je mentionnais ça à Stéphanie en lui parlant au téléphone. Et j'allais, tu sais... il y avait une petit pensée, ou un petit désir et j'étais « shut! Shut! », mais à un certain point ça sentait comme si j'étais dans la forêt, dans la jungle, et il y a un tigre. Et je disais « shut! Shut » et le tigre restait et j'étais très heureux. Mais la façon dont ça semblait sévanouir, c'était comme si à un certain point, je questionnais ou j'écoutais les pensées de doutes qui me disaient « tu savais que j'allais te battre! » ou quelque chose comme ça, et je disais « non, non, regarde ça marche ». Et alors j'ai commencé à douter du « shut! Shut! Reste » et le tigre a commencé à montrer ses dents et hop!

 

M : mais le reste, reste, vraiment n'est pas quelque chose qui vient de l'extérieur. Le reste, est à cela qui est à l'intérieur. Et c'est juste dire « reste assis dans la chaise de ton propre être. Ne te lève pas et t'en aller. Tout va bien, tout est bon. » tu vois?

 

L : oh, je me parlais, en fait!

 

M : oui, la voix est juste pour rester ici

 

L : je ne parlais pas à la pensée et disait « shut »

 

M : oui, ça montre en fait, quelque chose, plus que te dire de ne pas faire quelque chose. Ça montre que tout va bien comme tu es. « Tu restes ici. Ne te lève pas et ne sers pas maintenant. Tu vas bien ici. Habitues-toi à cela. Habitues-toi à cela.... » ou quelque chose comme ça...

 

L : c'est comme ... un moi aimant, un je aimant, qui d'une certaine façon parle à son frère plus jeune, en moi et disant « reste, reste »

 

M : oui. Ce n'est pas une mauvaise expression, en fait, ce que tu viens de dire. Il y a un exemple ancien en Inde. Il dit qu'il y a un oiseau dans un arbre qui bâtit un nid et fait tout son travail. Et à côté de cet oiseau, il y a un autre oiseau qui regarde. Et l'oiseau qui bâtit le nid, ça semble être comme une personne et l'oiseau qui regarde est juste le pur sens de je suis, tu vois?

 

L : oui, et on pourrait l'appeler le Saint-Esprit?

 

M : oui, tu peux l'appeler le saint-Esprit. Parce que d'une certaine façon, quand tu t'identifies, pas à celui qui bâtit le nid, la construction du nid continue. En fait, cet oiseau n'est pas réel. C'est juste la construction du nid qui a lieu. Et l'oiseau qui regarde est en fait juste la sensation d'existence, d'être. Tu es celui qui regarde. Mais tu crée ce deuxième oiseau comme s'il faisait quelque chose. Je peux dire, ok cette oiseau de la personnalité construit le nid, et l'autre observe tout simplement. Il sont tous les deux Un, en fait. Ou deux aspects d'une chose.

Par C hemin dans la Lumière
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  • : Depuis plusieurs mois, je dévoue ma vie au Pardon et à l'Eveil,en appliquant au quotidien les principes d'Un Cours en Miracle et suivant la guidance. Je voyage avec mon mari partout où nous sommes invités, pour partager l'Inner Dance que j'ai reçue de l'Esprit ainsi que la musique d'Erik. Nous vivons dans la Divine Providence et voyageons dans le but de defaire les croyances. Ce blog a ete guide a etre cree pour partager les messages que je recois de Jesus et certaines de nos experiences.
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