Partager l'article ! Déconstruction... ce n'était qu'une pensée!: Le soir, Cristina me partage son expérience avec moi et combien elle se sent mal à l'aise et ...
Le soir, Cristina me partage son expérience avec moi et combien elle se sent mal à l'aise et que je suis le genre de personne face auxquelles elle a le plus de mal à se retrouver, qu'elle sent que par moment il y a beaucoup d'émotions qui sont présentes et en même temps, qu'elle a déjà fait pas mal de chemin par rapport à avant. Puis elle me parle de comment elle me voit. Et je me sens profondément touchée. Je me mets à pleurer, puis une fois encore je déballe tout ce que j'ai sur le coeur et tout ce que je vois de la construction de ma personnalité. Je dois avouer que ces derniers jours, depuis mardi, c'est énorme tout ce qui est remonté pour moi. Il ne s'est pas passé un jour sans que quelque chose pointe le bout de son nez. Je sors tout, vraiment tout. Je me sens si épuisée, car je vois si clairement tout le jeu que je joue depuis toujours et combien je me sens en prison dans ce rôle et dans ces scénarios si bien ficelé. Je vois si clairement et je ne sais pas que faire. Mais j'étouffe, et je n'en peux plus de le vivre encore et encore. Elle sent de me faire un soin énergétique pour m'accompagner à traverser tout cela.
Pendant le soin, je vois tous les visages des gens envers lesquels je sens de la culpabilité, toutes les histoires encore empreinte de culpabilité ou faites de mensonges, etc... énorme. Je suis tellement pleine de colère, je vois toute la violence qui est en moi. Elle me dit que je n'ai qu'à me laisser plonger dedans plutôt qu'y résister. Mais j'ai tant peur...
ça a déjà été si sombre ces derniers mois, comment cela peut-il encore l'être d'avantage? Et si ça l'est, quand cela va-t-il s'arrêter? Je ne veux pas y aller... C'est vrai, et j'en prends conscience seulement à ce moment-là, je ne veux pas y aller. Oui, je résiste. C'est aussi le message que j'ai reçu l'après-midi, alors que je marchais avec Erik. Je me demandais alors à quoi je résistais...
Je ne veux pas y plonger, car j'ai peur. J'ai peur de ne plus jamais en remonter et de passer le reste de ma vie dans l'ombre, dans le noir. J'ai l'impression que c'est si sombre et si profond que ça ne va jamais s'arrêter. Puis ça semble être si fort, si puissant. Non, je ne veux pas me laisser y aller.
Je vais ensuite me coucher. Erik est déjà au lit, la lumière est donc éteinte. En faisant le tour du lit dans le noir, je me tape le genoux contre le bord, et c'est si douloureux que je me mets à pleurer. Ce n'est en fait qu'une excuse, quelque chose qui m'aide à lâcher la pression dans laquelle je me contiens. Je me mets dans le lit, tout en pleurant. Erik se retourne vers moi me demandant si ça va. Je n'ai pas la force de parler, je continue de pleurer. Il me prend juste dans ses bras.
« Je n'en peux plus, je n'en peux plus; je ne veux plus que tout ça continue, il est temps que ça finisse », me dis-je. Je donne tout ce partage de ce soir, toutes ces émotions qui remontent, ce ras-le-bol, cette fatigue au Saint-Esprit. Je m'apaise. Et soudainement, je me retrouve de l'autre côté. Plus d'Armelle, juste l'abstraction. Le Saint-Esprit me dit « je vais te montrer quelque chose ». Et voilà que je vois le moment de la croyance en la séparation.
Une pensée arrive, celle de me séparer de Dieu. À l'instant même, l'égo arrive et me « kidnappe », c'est une sensation car il n'y a pas de personne, comme une pièce abstraite, un rien, qui semble être moi alors que je vis cela. Je me sens comme prise dans ses filets, enlevée de là où j'appartiens. Je ne comprends rien, je me demande ce qu'il se passe. Il me dit que j'ai tué Dieu. Je ne comprends toujours pas. Et qu'il faut que je me cache. Il me dit qu'il va faire un monde, et que je n'aurai qu'à aller là. Je ne comprends toujours pas ce qu'il se passe, j'ai horriblement peur, je me demande où je suis, où est Dieu, je me sens super seule. Commence alors une descente dans l'obscurité comme dans un tourbillon noir. Et ça ne fait que descendre, cette impression de tomber là-dedans, comme dans un puit sans fond, qui ne finit pas. C'est épouvantable. À un moment, il me dit que je suis bientôt arrivée, que je vais aller dans le monde. J'étouffe. Je me sens à l'étroit et j'ai l'impression d'être devenue la chose de quelqu'un d'autre, je suis dans le ventre de ma mère. Toujours dans cette conscience abstraite, pas de corps, rien. J'étouffe tellement, faut que je sorte. Et là, Armelle naît.
C'est épouvantable, froid, hostile, je me sens si perdue. Qu'est-ce que c'est que ce truc? Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé, pourquoi je suis transformée en ça. Ça semble répondre à moi.
Puis d'un coup, je vois que cette seule pensée de me séparer de Dieu a donné naissance, non à ça, mais à toute une histoire, une série de je ne sais combien de pensées, que je définis comme ma vie aujourd'hui, avec toutes les associations que j'y fait et toutes les croyances qui la composent et « me » définissent. Et durant tout ce temps, Dieu a été à mes côtés. J'ai entendu sa voix me dire qu'il m'aimait, qu'il était là. Pendant tout ce temps, au loin, j'ai entendu sa voix, mais j'avais tellement peur que je ne l'écoutais pas, j'écoutais la peur et tout ce qui était là.
Et alors que je vois toute la haine, la violence, la terreur, la rage, toute cette noirceur que personne ne veut voir et qui pourtant teinte tout, je sens que je suis plongée au plus profond. Et soudainement, un être, une présence se lève, et se tient tout droite au milieu de cette noirceur, comme à l'intérieur de moi. Elle est grande, très grande. Pas de taille humaine, rien avoir avec moi. Elle est couverte de noirceur, qui lui colle. Et alors qu'elle se dresse, la voilà soulevée et emportée vers le haut. Elle ne fait rien, ça se fait tout seul. Et plus elle monte, plus la noirceur s'en va, se détache. Elle passe par un être humain, à la peau rose, qui semble être moi ou comme moi, puis devient de plus en plus abstraite, pour n'être plus rien, éther, lumière. À ce moment, Dieu, qui est symbolisé ici comme une infinie, gigantesque couverture de lumière blanche bleuté rayonnant un amour si puissant me montre un trou dans la couverture. Puis il me prend. Je suis alors une pièce de lumière et me montre que je vais là où est le trou, que c'est ma place. Je suis comme la pièce manquante du puzzle où aucune autre ne peut aller à sa place. Et une fois que je me retrouve en Lui à nouveau, il me dit que je n'ai jamais quitté. Que ce n'était qu'une pensée, que rien de tout cela ne s'est passé, ce n'était qu'une pensée.
Puis je me suis endormie... apaisée, bercée par ces mots du SE. « Ce n'est qu'une pensée, tu n'as jamais rien fait de mal »
Avec amour
Armelle